• Ingrid- une femme livre

Le miracle du pardon - clé de la paix intérieure

La soirée commençait bien. J’avais été manger au bord de la mer avec mon collègue préféré. Une de ses amies nous avait rejoint. Ensuite, notre trio s’était dirigé vers la fête d’anniversaire de mon amie Derya. C’était l’été, il faisait chaud, presque pas la peine de s’habiller et j’avais osé mettre cette petite robe kaki assez renversante et des sandales à talons. Whaouh ! c’est ce que je me disais en me voyant dans la baie vitrée du bar. Whaouh, c’est ce que j’attendais comme commentaire de la part de mon amoureux de l’époque qui m’attendait à la soirée. Car tous mes rayons étaient dirigés vers lui et j’étais impatiente de le retrouver. Au lieu de cela, j’ai tout de suite senti une certaine raideur dans son attitude. J’ai un peu essayé de détendre l’atmosphère… mais visiblement, pour une raison que seuls les jaloux comprendront, le fait d’avoir commencé la soirée avec mon collègue ne passait pas… ce qui personnellement me semblait totalement ridicule, absurde et infondé. Mais bref, après 30 minutes de discussion vaine, ma bonne humeur s’est écrasée au sol dans un grand fracas et j’ai décidé de quitter la fête pour aller me calmer à la maison. Fâchée sur le jaloux et furieuse contre moi de n’avoir pas été capable de simplement ignorer la tension et passer une bonne soirée avec mes amis.

Mais au lieu de me calmer, je sentais la fureur monter en moi. Je faisais de grands efforts pour ne pas envoyer des dizaines de messages incendiaires à l’objet de ma colère. J’avais des envies de meurtre. Comment osait-il me gâcher la soirée ? Me juger ? Me soupçonner ? J’étais tellement remplie de colère et de jugement que j’étais incapable de faire autre chose que de marcher en long et en large sur ma terrasse en me repassant en boucle le film d’horreur de la soirée et à quel point il avait tout gâché.

Et puis, comme j’étais totalement désespérée, je me suis tournée vers l’Univers. Je l’ai imploré de m’aider à me calmer. Et là… chance… il m’a répondu… :

- « Va devant l’étagère ».

- « Ok, l’Univers, j’y vais… » - dans ces cas-là, je lui obéis au doigt et à l’œil.

- « Prends ce livre ».

- « Ok, l’Univers… tiens, je ne savais même pas qu’on avait ce bouquin ».

- « Ouvre-le au hasard ».

Et paf ! je tombe sur le chapitre qui s’intitule : « le pardon dans les relations ».

Je m’installe dans un transat sur la terrasse et je commence à lire. Au fur et à mesure des pages… je sens mon âme qui s’allège, la colère qui s’envole… et même, un énorme sentiment de joie commence à m’envahir. Le livre de Marianne Williamson s’appelle « un retour à l’amour » et il dit ceci :

Dans la vie, il n’y a que deux énergies : l’amour et la peur. Le pardon, c’est la clé de la paix intérieure, car en pardonnant, on transforme nos pensées de peur, en pensées d’amour.

Lorsque quelqu’un nous a blessé(e) ou mis(e) en colère, notre égo se concentre sur la peur. Il juge. Il cherche les fautes chez l’autre et chez soi. Il crée de la division. Notre perception des autres devient un champ de bataille dans lequel on se perd. En cherchant la faute, la vengeance ou la réparation, on rentre en guerre, on entretient le conflit. On reste au niveau de l’égo. Qui se nourrit de jugement. Et notre égo peut être très insidieux dans son combat pour faire sortir les autres de notre cœur. Or, ce qui nous rend malheureux, c’est qu’en coupant l’autre de notre amour, nous nous coupons nous même de notre capacité d’aimer. La colère et la rancœur sont comme des poisons qu’on avale en espérant que l’autre meurt…

L’alternative, c’est le pardon ! Le pardon vient du cœur. Il cherche à voir l’innocence. La nôtre et celle de l’autre. Le cœur nous voit et voit l’autre comme nous sommes réellement ! c’est-à-dire des êtres divins et infinis, des êtres lumineux. Là où l’autre s’écarte de l’amour, le cœur ne voit pas une faute, mais une blessure. En effet, ce sont ses peurs et ses blessures qui ont amené l’autre à adopter une attitude méfiante, jalouse et à avoir des mots durs. La peur de me perdre ? de se faire avoir ? finalement, si on y prête attention, les peurs sont assez facile à détecter derrière une attitude négative, cruelle ou arrogante.

Donc pardonner, c’est choisir d’avoir une mémoire sélective. Se concentrer sur l’innocence de l’autre et voir l’innocence en nous. Nous libérer de la tentation de condamner l’autre. Choisir l’amour, c’est choisir de ne pas voir la méchanceté. De ne pas se concentrer sur la culpabilité de l’autre.

Et si c’est difficile, on peut aussi inviter l’Univers où à nous aider à continuer à voir l’innocence de l’autre, à comprendre que ses erreurs viennent de ses blessures et non d’une faute. Nous pouvons lui demander de nous libérer de la tentation de condamner. Nous lui demandons de nous révéler l’innocence de l’autre et de voir l’innocence en nous.

Une phrase toute simple peut vous y aider « Univers/Dieu/Le Divin… permet moi de voir cette relation avec tes yeux ».

Comme par magie, quand on est disposé à renoncer à insister sur les erreurs de l’autre, la paix revient. Les miracles peuvent alors se produire et les relations se transformer ! Ce qui est réellement magique, c’est que vous détenez alors la clé de la transformation de la relation ! Vous passez de victime… à acteur, co-créateur, auteur et responsable.

Il est parfois difficile de se défaire de sa perception de la culpabilité de quelqu’un, tant nous sommes persuadés d’avoir toutes les bonnes raisons de le trouver coupable.

Mais la vraie question c’est : « préfères-tu avoir raison ou être heureux/se ? ».

Si vous jugez quelqu’un, vous avez tort ! même si vous avez raison…

Et pardonner ne revient pas à cautionner la conduite de l’autre. Simplement à voir des blessures plus que des erreurs. Cela ne veut pas dire non plus que vous devez revivre cette situation, ni continuer à voir cette personne, si vous ne le souhaitez pas. Tout ce que vous avez à y gagner, c’est la paix intérieure. Il paraît même que… les personnes qui nous mettent en colère sont nos meilleurs maîtres ! Car ils nous invitent à travailler notre capacité à pardonner, à faire le choix conscient de voir avec le cœur.

Montrer quelqu’un du doigt, focaliser sur ses erreurs ne va pas l’aider à changer, au contraire ! Nous l’enfermons dans la faute. En revanche, la compassion et le pardon sont beaucoup plus puissants pour ré-écrire l’histoire de la relation.

Pardonner c’est aussi choisir de voir l’autre comme il est dans le présent et lâcher le passé, et tout ce qu’il ou elle a pu faire et dire dans le passé. En laissant aller le passé, nous laissons place au présent. Et l’avenir se programme dans le présent. C’est un acte de générosité. C’est se rappeler que seul l’amour est réel. Tout le reste est de la peur.

Quand quelqu’un agit sans amour, qu’il nous vole, nous ment, nous juge, nous blesse… c’est qu’il a perdu le contact avec son essence infinie et lumineuse. C’est en fait, un appel à l’amour. Et l’amour est la réponse adéquate.

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Ingrid Beauve

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